

Le 3e Escadron de Recherche arme des Patrouilles blindés de Recherche dans la Profondeur (PRP) et s'est spécialisé, dans le cadre des "mandats" permettant au régiment de s'adapter en permanence à la réalité des théâtres d'opérations extérieures, dans l'infiltration (ou l'exfiltration) à partir du milieu nautique.
En effet, si la raison d'être du peloton nautique présent au sein de l'Escadron, reste la capacité à faire franchir les patrouilles de recherche que ce soit en phase d'infiltration ou d'exfiltration, le milieu nautique offre des possibilités en soit offrant des possibilité de pénétration et d'approche uniques. Les patrouilles nautiques "ouvrent des portes" aux autres patrouilles du régiment, là où "personne ne les attend" et ces dernières franchissent en totale discrétion, puisque systématiquement de nuit, en quelques minutes, le VBL ne demandant pour ainsi dire aucune préparation et les accès et sorties de site ayant été reconnues par les patrouilles nautiques.
Lorsque les patrouilles nautiques ne sont pas en appui du franchissement des autres patrouilles, elles peuvent offrir un atout supplémentaire au détachement de mise en oeuvre ou au Bataillon Renseignement Multicapteurs qui les emploie. Les grands principes de la recherche et de l'acquisition de renseignement restent les mêmes, une fois l'équipe dans sa zone de mission et le "changement de milieu"1 effectué, les patrouilles nautiques mènent leur mission à terre après avoir camouflé
leur kayak ou matériels nautiques.

Plusieurs fois testé en opérations, ce mode d'infiltration offre des possibilités uniques au commandement et une grande souplesse, en effet, les équipiers, qualifiés "dropping" comme tous les autres plongeurs du génie ou du renseignement, peuvent aussi être mis en place très rapidement dans la mesure où des moyens "3D" sont disponibles. Ils utilisent sinon des moyens tels que des kayaks, ayant très peu de tirant d'eau mais qui permettent néanmoins d'emporter des charges très conséquentes, ou bien s'infiltrent en surface ou sous l'eau, allant même, pour encore plus de discrétion, à utiliser des matériels de plongée spécifiques permettant de respirer en circuit fermé, sans faire aucune bulle d'air en surface.
Outre ces matériels nautiques en nombre restreint et que seul 3e Escadron possède, sans parler des qualifications et de l'entrainement à la plongée qui est spécifique, il ne s'agit en aucun cas d'un spécialisation particulière mais d'une expertise destinée à être partagée le mieux possible avec les autres escadrons, le capitaine commandant étant l'échelon de synthèse destiné à tirer les enseignements au profit du Bureau Renseignement Opérations Instruction (BROI) et du Centre d'Instruction Spécialisé Renseignement (CISR), selon le processus du Retour d'Expérience (RETEX) et pour les expérimentations de matériels nouveaux destinés à favoriser les missions dans ce mode d'action particulier. Ainsi, le palmage avec un sac à bulle est un procédé qui ne requiert pas beaucoup de matériel spécifique et permet entre-autre à une patrouille terrestre en difficulté de s'exfiltrer en sûreté par voie nautique.
1Comme son nom l'indique, dans le langage des plongeurs, le "changement de milieu" consiste à effectuer les opérations nécessaires lorsque l'on passe du milieu aquatique au milieu terrestre, ou inversement : il s'agit de se changer (ou de se débarasser de la combinaison étanche) et du matériel de franchissement ou de plongée, pour poursuivre la mission.| 1972-1974 ... 1976 ... 1986-1988 1988-1990 1990-1992 1992-1994 |
CNE Régis CHAUFFERT-YVAR CNE ... CNE de CORTA CNE ... CNE Jacques RECORBET CNE Jean-Michel GRANGE CNE Tanneguy POTIER de COURCY CNE Alain BONNEAU |
1994-1997 1997-1999 1999-2001 2001-2003 2003-2005 2005-2007 2007-2009 2009- |
CNE Jean-Jacques COUCHAUX CNE BACK CNE Tristan MERMOZ CNE Ronan HAICAULT de la REGONTAIS CNE Dominique de LA VIGNE SAINTE SUZANNE CNE Olivier GUINARD CNE Ronan CARRE CNE Nicolas GAY |
Le webmaster a pour l'instant établi cette liste selon les souvenirs de ses deux séjours à Chamborant, toute contribution même partielle des anciens d'Orléans ou de Sourdun sera la bienvenue, contactez le par mail, merci.
Après ses exploits du début de la campagne de 1914 en Belgique, auquel participa le 3eEscadron dans la région de Vance, le 2e Hussards, comme bien des régiments de cavalerie, laissant ses chevaux à l'arrière dans l'espoir d'une reprise de l'offensive, combattit à pied en formant des unités de type infanterie dont les exploits, souvent au niveau de l'unité élémentaire2, n'ont rien à envier à ceux de leurs camarades fantassins
C'est le 3eEscadron qui garde les traditions de cette période douloureuse et particulièrement meurtrière de l'histoire de France et du Régiment. Le combat du Bois de l'Arrière-cour en 1918, dans la région d'Amiens sur l'Avre, un des noms de batailles inscrit sur le soie de notre Etendard , en est, parmi d'autre le symbole glorieux.
2Seul le 3e Régiment de Hussards porte une fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918, récompense collective due à des engagements en unité de niveau régimentaire constituéeSource : Historique du 2eHussards par le CES (R) Gérard-Antoine MASSONI (à paraître)

Après une période de repos, le 2e Hussards rejoint le front de la Somme. En avril 1918, libérés de la menace russe après la paix de Brest-Litovsk, les Allemands lancent plusieurs offensives sur le front français. Ils franchissent l’Avre et font une large brèche dans les lignes britanniques au cours de l’offensive du 21 mars. Les Anglais lâchent pied, Amiens est menacé. Des troupes françaises, dont le 2e Hussards aux ordres du colonel Chevillot (1917-1919), sont jetées dans la bataille pour colmater la percée allemande. Les éléments du 2e Hussards contre-attaquent dès le 4 avril aux lisières du bois de l'Arrière Cour entre Merville-aux-Bois et Morival, dans le canton d'Ailly sur Noye (Somme) : le détachement à pied se bat si farouchement qu’en trois jours, il est réduit à trente hommes, laissant sur le champ de bataille deux officiers tués et deux blessés sur quatre, vingt-cinq hussards tués et cinquante blessés, soit 75% de l’effectif hors de combat. Quelques jours après, le général commandant la 163e D.I. adressera ses félicitations au régiment, qui avait entre temps pris deux mitrailleuses et fait vingt-cinq prisonniers.
La croix de guerre 1914-1918 avec palme pour citation à l'ordre de l'armée est attribuée aux 3e et 4e escadrons formant la compagnie de marche du 2e Hussards sous le commandement du capitaine Douence :
« Le 4 avril 1918, sous la conduite du capitaine Douence a fait preuve d'un superbe entrain et le magnifique courage dont il a fait preuve, en exécutant de concert avec d’autres troupes cette brillante contre-attaque qui a repris à l'ennemi une position importante. A fait 25 prisonniers et pris 2 mitrailleuses ».
Plus d'informations sur cette campagne : sur un site spécialisé dans cette période
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